Lundi 24 octobre 2011 1 24 /10 /Oct /2011 13:41

A magic cigarette, certes, mais une cigarette quand même. Enfin trois. Ou quatre, je ne sais plus.
Peu importe, j'ai publié sur mon blog un article non désiré. Indésirable. J'ai failli. J'ai commis le pêché absolu. Ce que je m'étais juré de ne jamais réaliser. J'ai publié sous l'influence de psychotropes. J'ai publié défoncée.
Pire que cela : ON m'a fait publier.
"Oh ! Si on écrivait un article sur ton blog !!
- Euh... Non.
- Siiii, t'es obligée."
Et docilement, je m'installe devant l'ordinateur, écrase les touches du claviers jusqu'à parvenir à taper un mot de passe correct, puis malgré moi, aligne sur l'écran des lettres, des mots, des phrases sans sens, sans grand intérêt.

Où suis-je à cet instant ? Mon cerveau a sans doute implosé, que reste-il de mon troisième neurone ? Et des deux premiers ? Qui a écrit ce putain d'article bourré de fautes d'orthographes plus ou moins corrigées par une tierce personne dans le même état critique que moi ?
"C'est pas moi, je dormais. Je t'ai déjà expliqué les dangers de toutes ces substances, meuf. Tu bois, tu fumes, tu remplis ton cerveau, et moi je meurs le temps d'une soirée. T'es seule face à toi-même, et tu commets l'irréparable. Tu peux t'en vouloir qu'à toi-même. Bien fait pour ta gueule. Quand à cette tierce personne, Gervaisine, elle n'avait pas à intervenir dans la publication d'article sur ton blog. Tu n'avais pas à la laisser faire. Tu me déçois beaucoup. Vraiment."
En cela aussi j'ai failli. Mon blog, c'est l'alliance parfaite entre mon troisième neurone et moi. Juste mon troisième neurone et moi.
"Et ta connerie."
L'intervention d'une tierce personne bouleverse l'équilibre parfait de cette bulle d'égocentrisme, de ce cocon de narcissisme, et finalement, telle la mère hirondelle qui respire dans le plumage de ses oisillons l'odeur intruse de l'être humain, je ne reconnais plus ce blog comme étant le mien. Souillé. A jamais.
"Oui, enfin souillé... Pas autant que l'intérieur de tes poumons..."
Voilà ce que m'a sans doute sorti mon inconscient, en ce beau dimanche - par opposition au lundi pourri que je vis actuellement - de lendemain de soirée enfumée.
Nous en venons donc à l'essentiel de cet article. Le plus important. Le truc que j'avais à raconter. Oui, non mais paske bon, les articles pour parler de mon blog ça commence à suffire de bien faire hein...

Hier, donc. Dimanche ensoleillé. Même slip, même paire de chaussette depuis plus de vingt-quatre heures. Haleine de cadavre de renard écrasé en décomposition sur une route de campagne. Mais le pire réside à l'intérieur de mon corps. Crâne tapissé de conneries, poumons recouverts de substances pas catholiques, artères pleines de chips et coeur bouffé par la fatigue. Cette crasse-là, une douche ne pourrait pas en venir à bout. Alors, soudainement, le plus naturellement du monde, la solution m'apparaît comme l'évidence même. Et si j'allais courir ?
Et tout naturellement, comme si c'était mon hobby du dimanche après-midi, j'enfile un jogging, des chaussettes, des baskets, et je sors de chez moi. Comme ça.
Oh, je lis dans tes yeux, cher petit lecteur qui me connais si bien, tout l'étonnement,  la stupéfaction, le choc que ressent ton petit cerveau à la lecture de ces quelques lignes. Quoi ?! Que lis-je ? Que comprends-je ? Notre blogueuse préférée, la plus feignasse, la plus molle et la plus inactive des blogueuses du monde entier, s'adonne à la course un dimanche après-midi ? Mais où se situe donc le piège ?
Eh bien sache que moi-même, je me pose encore la question. Cinquante-cinq minutes. J'ai couru cinquante-cinq minutes. Dont une première demi-heure sans m'arrêter une seule fois. Plus de six kilomètres de petites routes de campagne, à croiser des tracteurs et des vaches, à glisser sur des feuilles mortes et des chemins boueux.
Et partout, dans mes poumons, mon coeur, mon cerveau, mon estomac, chaque petite particule de graisse, de sucre, de cannabis ou de connerie se détache, franchit les pores de ma peau, coule le long de mon visage et de mon dos parmi les litres de sueur et s'envole dans la brise automnale.
Plus jamais, plus jamais de clope. C'est fini tout ça. Dorénavant je suis pure et chaste. Laissez-moi m'envoler sur les chemins de ma campagne. Laissez-moi courir encore et toujours. Laissez-moi vivre sans tous ces produits perturbateurs. Plus jamais de clope.
"On remet ça dimanche prochain alors ?
- Et même dès demain !"

C'était sans compter l'atroce douleur ressentie ce matin dans toute ma jambe, puis dans tout mon corps, à mon réveil, à peine mon pied posé sur le sol. Sa mère la pute de courbatures.
Quelqu'un aurait un truc à fumer pour oublier toutes ces souffrance ?

Par Lops Mong - Publié dans : La vie, la vraie (ou pas)...
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Samedi 22 octobre 2011 6 22 /10 /Oct /2011 21:23

C'était un soir de novembre, dans un manoir hanté. Merde, on est en octobre.
Voilà, je suis là, je sais pas pourquoi, on m'a forcée, on te détient. Me détient bordel. Bref. Bref.
Y a des gens qui regardent des vidéos et après ça s'affiche sur mon mur Facebook. Fil d'actualité. Voilà. Et donc... Merde, je sais plus ce que je voulais dire. Oui, dire. Non, pas écrire. A cet instant mon troisième neuronne me parle, il dit. Ett non pas écrit, car je ne relève pas les yeux du clavier Donc je ne sais pas ce que j'écris, donc donc donc... ma prof d'histoire elle dit toujours "Donc, donc, donc...". Ca sert à rien mais des fois ça nous éffleure le cerveau et ça met un peu de choix dans notre cours ... Tu vois ? Ma vie est triste sans ça... 'Fin si en fait, y a pleins de trucs koules dans ma vie... Genre les gnoccis à poêler de Lustucru que j'ai jamais mangé mais qui sont pour moi la référence en tout. En un tout homogène et révolutionnaire. Non, c'est pas les bons adjectifs.
Bref. Re-bref. Je suis frustrée, de pas povoir lire ce que mon trosième neurone me dit. D'habitude je relis cinq fois chaque phrase avant de la valider, je reviens en arrière, je change tout le temps d'avis. Là je suis condamnée à garder toutes mes pensées actuelles. De là tout de suite maintenant tu vois. C'est  effrayant. Je garde même les fautes d'orthographe. AAAAAAH MON DIEU !! DES TONNES DE FAUTES D'ORTHOGRAPHE PARTOUT !!! Je vais traumatiser les yeux de mes peuvres petits innoncents de lecteurs. Inexistants d'ailleurs. Je supprimerai cet article. Mieux, je ne le publierai pas Tanaquil. Merde, j'utilise toujours des pseudos d'habitude. Gervaisine donc, me force à écrire un article dans mon blog.

C'est horrble. God, il sert à rien ce "C'est horrible."! Je veux même pas l'enlever, ça m'obligerait à relever mes yeux de mon clavier. Ou à réfléchir au nombre de "flèches vers la droite", merde "vers la geuche", enfin pour supprimer les lettres quoi. Bref, le nombre de ce truc qu'il faudrait que j'appuie dessus (tré fransé sa), et mon cerveau n'en est pas apte. Euh... N'y est pas apte ?

Re-re-rebref. 

TanaEdit: Plus de fautes d'orthographe, moi je sais écrire voyez-vous. Et j'ai en mon pouvoir le facebook, le blog le premier, le deuxième et le 4ème neuronne de Mona. Cela dit, vraiment atrophiés les neuronnes. ELLE EST EN POUVOIR MWUAHAHAHAHA!

Par Lops Mong
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Dimanche 4 septembre 2011 7 04 /09 /Sep /2011 09:20

Gratt' gratt'.
"Du coup je suis pas persuadé que ce soit la meilleure idée, tu vois. 'Fin je pense pas que MSN fonctionne sans Internet Explorer.
- Bah ouais mais au moins ça libérerait  de la place. (Gratt' gratt'.) Mais c'est pas très important au pire."
Gratt' gratt' gratt'.
"Bon, et ce machin là... Broadcom Gigabit Intregatred, non, Intre... Integrated Controller ? Ça sert à quoi ?
- Je cherche sur internet. Ca prend combien de place ?"
Gratt' gratt'. Gratt' gratt' gratt'.
"Euh... Meuf, je crois qu'on a un problème !
- Ah ? (Gratt' gratt' gratt'.) J'ai supprimé un truc qu'il fallait pas ?
- Pire."

Je portai ma main à ma nuque, sentis mes ongles accrocher mon cuir chevelu. Pire qu'avoir dézingué mon ordinateur, élément principal de ma vie léthargique actuelle ? Immédiatement, je stoppai mon geste, une lueur de frayeur dans les yeux. Mon corps trembla compulsivement.
"Calme-toi meuf, c'est juste des po..."
Je balançai sans douceur le PC sur le canapé, me levai d'un bond et courus vers le bureau de Maman.

"Maman, Maman, ch'uis désolée de te déranger, j'ai besoin d'aide. Je... Enfin ça me gratte la tête, j'ai peur que...
- Oh bah là c'est sûr, t'as des poux."
Je retiens un hurlement de panique. Des poux. Des poux. De petites bestioles noires avides de mon sang, ayant élu domicile dans mes cheveux, vivant désormais de mon propre corps. Et Maman, souriante, prenant la chose à la légère.
"En même temps tu sais bien que t'es une tête à poux ! Vu les gens avec qui t'as traîné ces derniers temps..."
(On pourra remarquer ici une allusion péjorative aux dreadeux et autres pas coiffés qui me servent d'amis. En temps normal cette remarque aurait été le sujet d'éternelles disputes, mais, dans ma détresse, je ne la perçus même pas. Ma propre mère profite de ma faiblesse. Triste monde.)

D'un geste brusque, je penche ma tête en avant, présentant ma nuque. Maman fouille quelques secondes, fait la moue, sort : "Non bah j'vois rien.
- Mais ça me gratte la nuque, et derrière les oreilles, c'est forcément des poux ?
- Oui oui, les endroits les plus chauds. Mais rassure-toi, j'en ai pas vu, c'est encore la première génération !"

Instantanément apparaissent dans ma tête des souvenirs d'enfance. Cette fois où mes parents avaient passé le peigne dans mes cheveux et ceux de mon frère simultanément, créant ainsi le premier concours international de quantité de parasites. Je revois les petites bêtes tombant mollement une à une sur une feuille blanche. Nos sourires victorieux. Mon frère l'avait gagné à vingt-neuf poux contre vingt-sept.
Et tous ces shampoings, ces lotions, ces produits chimiques inoculés désespérément dans ma chevelure, la détruisant plus que ne détruisant les responsables du calvaire.
"Ah ça, quand il s'agit de détruire ces pauvres petites bête, oubliées les belles paroles écologistes, hein ?"
Mais qu'est-ce que j'y peux, moi, si les multinationales utilisent nos peurs pour vendre n'importe quoi ? Je suis une victime dans l'affaire ! Comprenez-moi ! Et puis éliminer des poux écologiquement, franchement... Le vinaigre, c'est naze. Me reste l'option crâne rasé.
Je me suis fait la promesse de tester un jour, notamment dans le but d'éliminer les amis superficiels. Il s'avère que lorsque je rencontre de nouvelles personnes, le compliment qu'elles m'adressent porte généralement sur la beauté de ma chevelure. J'en viens parfois à me demander si j'ai de réelles qualités morales.
"Lol. Rêve pas.
- Toi ta gueule. Toujours est-il que je ne suis pas prête à perdre les trois quart de mes amis dans l'immédiat, on abandonne le crâne rasé. Se badigeonner les cheveux d'essence, ça marcherait tu crois ?
- Mouais... N'empêche que cette peur panique à la limite de la phobie paranoïaque, c'est assez exagéré, non ?"

...

"Peur panique à la limite de la phobie paranoïaque.
- C'est ce que j'ai dit, oui.
- Peur panique à la limite de la phobie paranoïaque.
- ...
- Peur panique à la limite de la phobie paranoïaque.
- C'est biiiiieeen, t'as tout compris !"

Soudain, je m'aperçois que mon imagination se figure les parasites comme de microscopiques araignées suceuses de sang. Poux. Peur panique. Araignées. Phobie paranoïaque. Peur panique. Araignées. Poux. Phobie panique. Poux paranoïaques. Araignées paniquent.
Le raisonnement germe en moi. Et si... Et si mon absurde phobie pour les araignées avait un rapport avec ces monstres ?

Par Lops Mong - Publié dans : Putain de bordel de chiotte.
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