Lundi 14 novembre 2011 1 14 /11 /Nov /2011 19:47

Voilà, le dernier titre était en Anglais, celui-ci est en Allemand, ça fait genre j'étale ma culture, ça me donne un air intelligent, c'est chouette. Bon, en vrai, c'est du à peu près façon Google Traduction, mais comme je suis quasi-sûre qu'en bon mouton t'as pris Espagnol LV2 au collège, on s'en fout, n'est-ce pas ? "Comment ça, "en bon mouton" ?", qu'il s'indigne, le petit lecteur. Allez, te voile pas la face, tout le monde sait qu'il faut être intellectuellement supérieur pour choisir d'apprendre l'Allemand.
"Intellectuellement dérangé surtout !
- Toi, ta gueule.
- Si j'veux !
- Fais gaffe mec, si tu continues à faire le bouffon je vais avaler une boite d'harissa."
Ah, il fait moins le malin maintenant, le troisième neurone de mes deux. Non mais !

"Et pourquoi de la harissa ?", qu'il se demande, le petit lecteur. Bon, déjà, on dit l'harissa, on fait l'élidation, tu vois.
"L'élision. Et puis arrête de prendre tes lecteurs pour des cons s'il te plait, je te signale que t'es allée vérifier sur Wikipédia si on mettait une apostrophe...
- Tu la veux l'harissa ?
- Et sur Doctissimo pour trouver des aliments mauvais pour l'estomac...
- TU LA VEUX L'HARISSA ?
- T'as pas d'harissa..."

Soit. Donc, que disais-je ? Allemand supérieur bouffon élision harissa... Oui ! Je m'appretais à t'expliquer, à toi, cher lecteur, le titre de cet article et tout ce qui s'ensuit.
Sache tout d'abord que "ohne" signifie "sans" ; "Gehirn" : "cerveau" et "leben" : "vivre". Je ne suis pas certaine que l'on puisse utiliser "ohne" avant un nom, mais l'essentiel, c'est que ça claque.
(A cet instant, je revois mon père lire toute une lettre en Allemand de son accent hitlérien qu'il s'imagine propre à tout germanophone. Du coup je spéssi4l d3diikass" cette phrase à mon Papounet, voilà.)
Bref, venons-en au fait. De la difficulté de vivre sans cerveau. Ca ferait un bon sujet pour 100% Mag ou 50 Minutes Inside, tiens.
"Mais d'abord, un zoom sur la vie de ces Français qui vivent au quotidien un véritable cauchemar. Ils sont  joueurs de foot, politiques ou mannequins et ont dû renoncer à toute forme d'intelligence. On en parle peu, mais certaines personnes vivent sans cerveau. Nous avons suivi le quotidien de Johnny, Kévin et Nicolas, tous trois atteints de cette pathologie grave. C'est un reportage de Monique Tonsystème."

Alors voilà, depuis maintenant deux semaines, je vis, ou plutôt je survis sans cerveau. Waswerwowannwarumwie ?
Premièrement, il te faut lire ou relire ou tenter de te souvenir d'un article dont le nom ne me revient pas, mais qui traitait de pas mal de choses inutiles...
"Pour changer."
De pas mal de choses inutiles parmis lesquelles ma rencontre virtuelle avec un blond aux yeux bleu comme on les fait si bien en Allemagne. Eh bien, il s'avère que, lors d'une de nos discussions récentes, plutôt du genre passionnante, je lui ai évoqué mon besoin soudain d'un crayon rose, là maintenant.
"Ohlàohlàohlà ! Je t'arrête tout de suite meuf ! T'avais vraiment besoin de ce crayon ?
- Bah oui, enfin, ç'aurait été pratique pour...
- Non, je crois que tu ne saisis pas parfaitement le sens de ma question. Ce crayon était-il indispensable à ta survie ?
- Euh... Non... Enfin...
- Voilà ! On ne confond pas "besoin" et "envie". Si tout le monde savait ça, les bientôt sept milliards d'êtres humains mangeraient tous à leur faim aujourd'hui ! A utiliser le mot "besoin" à tort et à travers, tu entres dans le jeu des publicitaires et autres vendeurs de rêve. C'est mal.
- Euh..."

Donc je voulais dessiner un coeur sur mon jean, alors j'ai eu ENVIE d'un crayon rose. Crayon rose que je n'avais pas, que lui avait - "Attend, qui ça lui ?" - mon Allemand, faut suivre un peu ! - et que je lui ai donc demandé de m'envoyer par mail. "No but from brain to brain." Et voilà comment toute cette histoire a commencé. Après plusieurs essais désastreux suite auxquels j'ai reçu des paires de chaussettes sales et une banane, mon cerveau a tout bonnement été emporté par ce flux télétransportationnel, jusqu'à atterir dans la chambre du blond aux yeux bleux germanophone où il fait depuis lors l'amour avec son cerveau à lui. "A qui ?" A mon Allemand, faut suivre un peu !
Depuis, je vis un véritable calvaire. Vous n'imaginez pas comme il est difficile de suivre un cours d'histoire sans cerveau. Ou d'Anglais. Ou de maths. Enfin peu importe, je subis actuellement une baisse de compréhension alarmante. Je ne sais pas si les profs accepteront l'excuse "J'ai perdu mon cerveau.".

Enfin, si encore j'étais devenue un légume... Mais non ! Il a fallu que ce putain d'enculé de sa mère la pute de troisième neurone...
"Je ne te permets pas !
- Ta gueule."
Ce putain d'enculé de sa mère la pute de troisième neurone, donc, et je pèse mes mots, se trouvait comme par hasard à cet instant en vadrouille je ne sais trop où dans mon organisme...
"Oui, bah écoute, c'est pas que vos histoires téléphoniques de crayons m'ennuient mais..."
Du coup je me retrouve avec une tête totalement vide, un cerveau débauché en Allemagne, et un troisième et désormais unique neurone dans mon estomac. Autant vous dire que c'est pas facile tous les jours...

"Voilà, c'était un reportage poignant de Monique Tonsystème. Vous pouvez nous envoyer vos dons et vos messages d'encouragement au 09 70 80 51 55, quatre-vingt-sept centimes d'euro la minutes depuis un poste fixe plus prix d'un appel local selon votre opérateur."

Par Lops Mong - Publié dans : La vie, la vraie (ou pas)...
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